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 [ Manoir d'Enamorati] - L'Eveil du serpent [Cassande d'Enamorati]

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Nhömas des Filantes

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MessageSujet: [ Manoir d'Enamorati] - L'Eveil du serpent [Cassande d'Enamorati]   Mar 20 Oct - 15:13

[ Suite du fil Acceuil de la Maison de l'Epine ]


« Pour vous livrer l'entière vérité, un simple bol de bouillon me conviendra parfaitement » annonça le Chevalier en se hissant dans le carrosse.

Monsieur d'Enamorati confia ses instructions au cocher, lequel, dès la porte refermée sonna le départ en claquant son attelage d'un coup de trique amical. Les yeux fermés, le Chevalier fit le compte des évènements. Son subordonné eût le bon gout de ne point le déranger le long du trajet même lorsqu'il suspecta que l'émissaire de l'Epine se soit assoupi.

Nhömas se redressa et manqua de s'étirer lorsqu'il sentit le carrosse ralentir et les roues crisser sur du gravier, composant probablement une allée. A peine immobilisé, Cassandre d'Enamorati en émergea d'un bond leste. D'une main levée elle fit signe à ses serviteurs d'approcher. En provenance du perron deux domestiques approchaient, lanternes à la main, projetant autour d'eux un cercle de chaleur rassurant. Le Chevalier posa à son tour le pied au sol et observa les alentours avec une méticulosité qui n'avait rien d'empruntée. Les jardins, cerclés d'un muret d'une hauteur suffisante pour qu'un intrus la juge respectable, n'enviait en rien aux proportions d'une grille métallique barrant l'accès à la rue.

Immédiatement, en Chevalier, Monsieur des Filantes eût le sentiment d'avoir fait une erreur. Certes, ce n'étaient pas les deux servants hors d'âge qui pourraient représenter une menace mais il convenait de faire preuve d'une prudence. En Logre, les choses présentaient bien souvent deux visages : l'un détestable et le second pire encore. En parlant de pire encore, les toits pointus du Manoir d'Enamorati découpaient le ciel d'une ombre plus sombre que la nuit désormais tombée.

Monsieur d'Enamorati leva l'une des lanternes, qu'il venait se prendre des mains d'un de ses serviteurs. Ces derniers, malgré leur age, prirent sur eux de s'incliner avec un respect non dénué de sincérité. D'un geste amical, le Chevalier les fit se redresser. Il serait gênant d'être la cause d'un tour de rein chez le personnel.

« Si vous le permettez, je vais me permettre de passer devant vous. » annonça Cassandre rituellement en prenant les devants.

Le représentant de la maison des Filantes gravit d'un pas régulier les marches conduisant à la terrasse. Cheminant, l'envoyé de la Couronne nota les allées conduisant à un jardin botanique dont les plantes, impossibles à identifier au seul su de leurs ombres, embaumaient néanmoins l'air malgré la fraicheur de la soirée. Passée la porte d'entrée, le Chevalier porta un regard averti sur la la qualité des moulures et la finesse du bois. Bien que marqués par le temps, ces éléments montraient une surprenante finition que d'autres manoirs avaient perdu sous l'influence des modes successives ayant agité le siècle dernier.

Le secrétaire de la Maison de l'Epine fut rapidement installé à une table dressée. Conformément à sa demande, un simple bouillon lui fût servi. Reconnaissant il le dégusta avec une avidité contenue par des années de leçons d'étiquette inculquées à coup de triques par une tantine indélicate. Le long du diner il échangea quelques banalités avec d'Enamorati et ne tint la discussion que le temps d'être conduit à sa chambre.

« Vous êtes ici chez vous, Monsieur le Secrétaire. Je vous souhaite une bonne nuit » énonça Cassandre en le laissant entrer dans ses appartements.

« La bonne nuit » rendit-il poliment, en fermant la porte.

Il patienta quelques instants, le temps de s'assurer de la direction des pas de son interlocuteur puis s'orienta vers la fenêtre. Il observa un instant les lueurs de la Cité au travers du verre.

« Vraiment coquet pour une mystification. » dit-il à mi-voix.

Il croisa ses bras un instant, le temps de la réflexion, puis dénoua son foulard d'un geste machinal.

« Le serpent est désormais éveillé. » conclut-il avant de se dévêtir.
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Cassandre d'Enamorati

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MessageSujet: Re: [ Manoir d'Enamorati] - L'Eveil du serpent [Cassande d'Enamorati]   Mar 27 Oct - 2:23

Les lueurs de l’aube commençaient à peine à colorer le ciel que Dame d'Enamorati était déjà en train de travailler, assise à son bureau. Elle relisait les notes qu’elle avait prises la veille au soir, avant de s’accorder un repos salvateur. Celles-ci concernaient son invité, le déroulement de la journée, mais aussi, les deux autres choix de Manoir que Monsieur des Filantes lui avait réclamés. Elle ne lui avait bien sûr pas tout présenté de prime abord, et gardait encore quelques sélections de qualité dans sa manche. La crise de l’immobilier était flagrante en Logre ; les rescapés affluaient de toute part, et des maisons abandonnées –même dans les Loges – fleurissaient spontanément lorsque des familles entières étaient décimées, ou ruinées. Les demeures ne restaient pas longtemps vacantes, qu’elles soient vendues ou empruntées illégalement, mais Cassandre avait pu en retenir quelques-unes des meilleurs, et des plus facilement observables.

Elle soupira, rejeta sa chaise en arrière et se leva. D’un coup d’œil à sa fenêtre, elle pu voir les premiers rayons de soleil adoucir les reliefs de Logre ; il était grand temps de se préparer à recevoir le Chevalier.

Se mettant face au grand miroir posé sur sa commode, la Dame déboutonna sa chemise de nuit et la plia sur la chaise, laissée de côté à cet effet. Elle se regarda longuement, comme chaque matin ; et comme chaque matin, les doutes l’assaillaient, lorsque observant son reflet, elle ne voyait qu’un être au visage sévère, ni homme ni femme, doté d’atouts féminins presque avortés. Là où la mode logrienne prescrivait aux dames de fabuleuses gorges déployées, de larges rebondis appétissants, elle n’avait qu’une maigre poitrine, comme issue d’une demoiselle famélique. Son visage restait figé sans sourire, sans envie ; elle savait qu’elle n’avait ni avenir ni surprise dans la vie. Son existence appartenait entière au Conseil ; qu’elle meure ou qu’elle vive, c’était lui qui décidait. Elle n’était qu’un pion dans un échiquier géant, une pièce sacrifiable à la faveur de la Reine et du Roi. Combien d’autres espions étaient prêts à la remplacer ? Elle ne le savait. Etait-ce aujourd’hui, que l’heure de sa mort avait sonné, le Conseil ayant jugé qu’elle en savait trop de ses affaires ? Etait-elle surveillée en ce moment même, par un confrère sans plus d’émoi qu’elle ?

Elle ne le savait. Mais son rôle n’était pas de penser à l’avenir ; elle se devait au présent, à sa mission, à sa Famille.

Respirant une grande goulée d’air, Cassandre se pencha sur la bassine pleine d’eau froide et s’aspergea le visage. Ruisselante, elle repoussa quelques mèches collées sur son front et ses joues, toujours d’un air impassible. Ses cheveux lui donnaient presque une allure féminine, lâchés ainsi et retombant en boucles sur ses épaules ; mais d’un geste devenu précis par l’habitude, elle les attacha en un catogan serré. Elle attrapa un long morceau de tissu fin mais solide qui était roulé à côté de la bassine, et s’en banda la poitrine, ni trop lâche, ni trop serré, le but étant qu’elle puisse respirer et bouger à son aise sans révéler sa condition. Elle termina ainsi sa toilette rapide en s’habillant d’un costume vert foncé, sa couleur de prédilection.

Descendant à la cuisine, elle ordonna que le petit déjeuner soit servi à l’instant ; un domestique l’avait prévenu que l’émissaire de l’Epine était levé, et s’apprêtait à descendre de ses appartements.

Elle s’assit à la table d’une salle attenante, les jambes croisées. Le soleil était tout à fait levé à présent ; Logre s’éveillait, le bruit commençait à affluer des rues jusque par les fenêtres ouvertes du Manoir d’Enamorati. Son attention était néanmoins tournée vers un grand tableau occupant la place d’honneur sur le mur, en face des fenêtres. Il représentait sa famille ; sa mère assise et son père debout dans son dos, entourés par leurs trois enfants : sa sœur cadette encore emmaillotée dans les bras de sa mère, son jeune frère pâle assis dans un fauteuil, une couverture sur les genoux, puis enfin Cassandre, debout près de son père, habillée déjà en garçon, un air grave figeant ses traits d’adolescent. Que serait-elle devenue sans l’infirmité de son frère ? Sans doute serait-elle mariée, sans doute aurait-elle connu amourettes et le plaisir que l’on ressent à être plaisante ; mais de tout cela, elle n’aurait jamais droit. Et pourtant, elle n’en voulait ni à son frère qui aurait du remplir ce rôle à sa place, ni à son père qui lui avait dicté sa vie, ni à sa sœur qui vivait tout ce qu’elle aurait du vivre ; la fatalité seule était responsable, Latey et ses décisions auxquelles nul ne pouvait échapper.

La Dame se massa le cou, totalement plongée dans ses pensées. Les yeux rivés sur le tableau, elle n’entendit pas arriver le Chevalier des Filantes, descendu de ses appartements afin de prendre un solide petit déjeuner, déjà servi.
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Nhömas des Filantes

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MessageSujet: Re: [ Manoir d'Enamorati] - L'Eveil du serpent [Cassande d'Enamorati]   Ven 30 Oct - 17:33

Preuve du soin extrême apporté à ses affaires, le Chevalier des Filantes se présenta dans un ordre presque parfait. A peines froissés par une journée d'utilisation et une nuit sur cintres, ses vêtements plissaient impeccablement.

Il salua sobrement son interlocuteur.

« Ne vous dérangez point, faire le service ne m'est point étranger, et certainement pas au-dessus de mes forces, ni de mes principes. » dit-il d'un ton léger, en s'emparant d'une pomme blottie dans une large coupe de fruits frais. Tournant toujours autour de la table, visiblement peu décidé à s'y installer, il finit par se trouver une place face à la fenêtre. Jetant un coup d'œil à l'extérieur, il profita de la belle lumière montante pour préciser ses connaissances de la topographie des lieux. Il fit mentalement l'inventaire des lieux, positionna les allées de graviers et les parterres de fleurs en sa mémoire, nota la bonne tenue de la coupe des arbres et observa la clarté de l'eau baignant la fontaine.

Tout à son observation, il porta la pomme à sa bouche.

« Prenez garde à l'étiquette » intervint l'un des domestiques, le vieil homme de la veille, embusqué au détour d'un buffet. Au jugé, l'un et l'autre devait rivaliser d'ancienneté et au vu des larges portes massives et des rides blessées, contenir tout autant de secrets.

« Hm » observa Nhömas en élevant la pomme arboricole au niveau de sa pomme d'Adam.

« De Mestre Pirolune, Pommes, Compotes et Tartes » était-il inscrit sur une étiquette placée là par quelques fourberies. Il la retira du pouce et la déposa dans la coupelle lui étant visiblement attribuée. Avec un peu trop de férocité pour sembler honnête, il croqua dedans et exprima son contentement à son interlocuteur d'un sourire reconnaissant.

Détournant la tête de nouveau, il poursuivit son analyse pendant que Monsieur d'Enamorati poursuivait son déjeuner. De deux choses l'une, soit le propriétaire de la résidence manquait de moyens mais les investissaient via une rigueur impitoyable dans l'entretien du lieu, soit cette demeure avait été apprêtée de fond en comble pour sa venue.

Il hésita un instant puis vint s'installer à table, jugeant cette position plus pratique pour observer la vaste salle. Il témoigna un vif intérêt pour le mobilier et n'observa la peinture que le temps nécessaire ne point paraître inquisiteur. En peu de temps, il se délesta de la pomme qui lui ferait office de déjeuner.

« Avez-vous bien dormi, Monsieur le Secrétaire ? » poursuivit Cassandre.

« Conservez les titres pour les séances publiques Monsieur d'Enamorati, et nommez-moi simplement Nhömas, comme le font la plupart de mes subordonnés. N'étant moi-même qu'un serviteur de la Couronne, et du futur ambassadeur, il ne serait pas de bon ton que je prenne des manières supérieures à mes fonctions » dit-il en se versant un verre d'eau.

« En public, n'hésitez pas à en faire des tonnes, l'on m'a raconté que les Gens en Logre adorent cela. Mais pour vous répondre, j'ai bien dormi. Avec d'autant plus de plaisir que votre parquet n'a pas usage de basculer de la gauche vers la droite toute, et vice versa, toute la nuit. » poursuivit-il en souriant.

« Nous possédons d'excellents vins qui pourraient produire cet effet, si tant que la nostalgie vous prenne. » précisa d'Enamorati.

« Je ne bois que très peu et les choses mondaines me sont à dire vrai, étrangères. L'ambassadeur à venir sera un homme d'une bien meilleure compagnie, je vous le garantie, Monsieur d'Enamorati. »

« Cassandre. »

« Plait-il ? » répondit-il en tiquant légèrement.

« Il s'agit de mon prénom, Cassandre d'Enamorati. »

Civilement, le Chevalier s'abstint de tout commentaire.

« Bien. » enchaina-t-il. « Il me faut retourner ce matin sur mon navire afin de dispenser quelques consignes et bien entendu, me changer. Pourriez-vous arranger quelques visites dans les heures ou journées à venir et me faire reconduire à mon bord ? » questionna-t-il d'un ton un brin militaire, en repoussant son verre sur la table.
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Cassandre d'Enamorati

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MessageSujet: Re: [ Manoir d'Enamorati] - L'Eveil du serpent [Cassande d'Enamorati]   Dim 1 Nov - 15:33

Malgré la courtoisie des échanges entre les deux hommes, chacun n’en connaissait pas moins sa place ; le ton employé par le Chevalier des Filantes était sans équivoque. Il donnait des ordres, et Cassandre se devait de les exécuter le plus parfaitement possible – de même qu’elle obéissait aveuglément au Conseil de Bronze et d’Airain.

« La voiture est déjà avancée ; quant aux visites, les domestiques attachés aux Manoirs que j’ai retenus nous attendent » répondit-elle en se levant de table. Elle échangea rapidement quelques mots à mi-voix avec le serviteur pour lui ordonner de tenir à disposition une corbeille de pommes, toutes de variétés différentes. L’attention portée par Cassandre à son invité pourrait sembler quelques peu déplacée, étant donné son réel rôle ; cependant, des égards pouvaient amener le Chevalier des Filantes à éprouver une certaine confiance en elle, et à partir de là, à révéler quelques menues confidences. Elle ne se faisait malgré tout aucune illusion : le Secrétaire, pour avoir été élevé à la faveur des tigres d’une noblesse acérée, devait connaître parfaitement toutes les dispositions tenues vers une visée peu altruiste.

Tout en se dirigeant hors de la Maison d’Enamorati pour s’installer dans le fiacre, elle sortit un carnet de cuir usagé d’une des poches de sa veste.

« Comme vous me l’aviez demandé, j’ai pu trouver deux autres choix qui pourraient vous convenir. A dire vrai, ces deux Manoirs étaient hier matin encore non disponibles à l’achat ; je n’ai été prévenue de leur état qu’hier soir » continua-t-elle pendant que le fiacre s’ébranlait vers le port. « Mes visites n’ont été que succinctes pour ces demeures. Vous m’excuserez donc de devoir relire quelques notes à leur sujet » ajouta-t-elle en désignant son carnet.

Le reste du trajet se poursuivit studieusement, entre les explications de d’Enamorati sur les nouveaux choix qui s’offraient au Secrétaire de l’Epine, et l’écoute silencieuse de ce dernier. Il s’avérait que par un coup de chance extraordinaire le propriétaire de l’une des deux Maisons proposées ne possédât qu’un seul héritier. Or, lorsque le Manoir lui fut enfin légué, il décida sur un coup de tête - peut-être pas de la sienne - que finalement une retraite anticipée dans l’un des monastères du Domaine du Clos-Vestrige ne serait pas mauvaise pour sa santé. Quant à l’autre demeure, elle résultait d’une ruine pronostiquée avec tant d’exactitude qu’il aurait été malhonnête de prétendre à un regrettable hasard. Le malheureux détenteur de ladite Maison s’était résigné, sans autre choix possible, à la vendre avec pertes et fracas.

La voiture ralentit à l’approche du navire, jusqu’à s’immobiliser complètement. Alors que les deux hommes en émergeaient prestement, Cassandre pris soin de détailler le bâtiment avec plus de curiosité que la veille ; une telle stature faisait paraître ridicule les entrepôts bâtis sur les quais. Bien que les voiles aient été pliées, les grands mâts laissaient imaginer l’éclat avec lequel le navire défiait les vents marins.

Monsieur des Filantes s’engouffra sur le pont comme si de rien n’était, entraînant son hôte à sa suite. Là, le personnel lui fut présenté sans grande solennité, de quelques signes de tête aux poignées de mains plus viriles. Le cuisinier, comme attendu, se précipita à la rencontre de Cassandre avec maintes demandes, des plus triviales telles les variétés de fraises disponibles à Logre, aux plus pointues, comme le goût des Logrusiens en matière de dessert. Ne s’étant pas préparée à un tel flot de questions, elle y répondit du mieux qu’elle le pu, promettant toutefois aussitôt que possible une visite au marché du Parvis-Logrus, le plus grand rassemblement marchand de la ville.

Nhömas s’était éclipsé rapidement afin de réunir quelques-unes de ses affaires ainsi que pour se changer ; aussi, Cassandre, ayant un moment de répit, s’accouda sur le bastingage pour mieux apprécier les embruns. Certes, l’odeur de poisson était omniprésente, due principalement aux chalutiers rentrant d’une nuit de pêche ; mais la brise chargée de sel avait une saveur d’exotisme pour quelqu’un n’ayant jamais voyagé. Là-bas, loin au-delà des vagues, trônait l’Archipel des Epines, comme une promesse d’un monde nouveau à découvrir, une possibilité de nouvelle vie.

La Dame ferma les yeux, respirant à pleins poumons les relents iodés de l’océan. Non pas que sa vie à Logre eut été particulièrement affreuse ou déplaisante ; mais elle était assez franche avec elle-même pour savoir qu’être maître de son avenir avait quelque chose de singulièrement attirant – comme un rêve impossible.
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