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 Gaultier de Mélanthios [Parangon de Liberté]

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Gaultier de Mélanthios

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Messages : 15
Date d'inscription : 22/10/2009

MessageSujet: Gaultier de Mélanthios [Parangon de Liberté]   Ven 23 Oct - 5:26

¤ DESCRIPTIF ¤


  • Nom : de Mélanthios
  • Prénoms : Gaultier Esaïas
  • Surnom : le Chevalier Caboche

    Le surnom de Gaultier lui vient du temps de ses aventures, loin des terres de Logre. Donné originellement par ses compagnons roturiers de la marine civile, le titre de chevalier lui était alors lancé avec force révérences et décoiffages, ponctué de « messire » et d’« altesse », raillant ses origines nobles et terriennes, sans rapport avec le monde des navigateurs. Le nom de caboche s’y est adjoint par rapport à sa belle gueule, et sa tendance à en faire un usage extensif et effronté, que ce soit pour mener les plus sérieuses négociations ou pour mériter son image d’homme à la vie dissolue. Il dénonce également par un gentil ricochet son côté déterminé et opiniâtre.


  • Age : 31 ans
  • Métier : Parangon de Liberté
  • Statut : Noble contesté
  • Description physique :

    Monsieur de Mélanthios est universellement reconnu comme un bel homme, et c’est certainement la plus surprenante spécificité de son physique. Soirée chanceuse de fille de joie, troublante chamade dans un cœur de noble dame, visage favori du riche marchand en quête d’un émissaire, il sait être tout cela à la fois, et encore bien plus ; voyou symbole de force et de virilité intimidant, grand de ce monde strictement dressé à l’élégance et à la courtoisie, simple soldat au zèle discret et efficace, homme de confiance, tout dépend du contexte dans lequel on le croise. Il n’existe ainsi aucune personne à laquelle il ne sait pas plaire, et c’est là ce qui le rend si généralement aimable à l’œil.

    Objectivement, il n’a pas le visage fin d’une statue de la Fortalicium Fidei. Ses traits sont quelque peu anguleux et sa peau trop mate, travaillée par de longues expositions au soleil lors de ses voyages, notamment en mer. Néanmoins, de cette dernière, il a su garder le sel : sa large bouche lui confère une expressivité rare – notamment par un sourire déjà presque devenu légendaire – et son nez prononcé, loin de toute androgynie, beaucoup de caractère. Ses yeux noirs et brillants laissent deviner une personnalité qui sait aller du grave au plus étincelant, jetant sur la vie un regard plein d’intelligence, et offrant une vraie profondeur ténébreuse au plus loin de laquelle il semble délicieux et reposant de se laisser bercer. Sa mâchoire carrée se couvre souvent d’une barbe d’un ou deux jours, certes par négligence, mais indéniablement, un tel homme porte admirablement sa nonchalance. Quant à sa longue chevelure de jais, elle aussi peut paraître insuffisamment maîtrisée et coiffée, mais chacune de ses ondulations naturelles n’en est pas moins juste, soulignant sa silhouette et la précision de ses gestes à la hauteur de leurs mérites.

    Son corps n’est en effet pas en reste, expression d’une vie bien chargée qui le vit suivre l’entrainement de nobles écoles militaires, avant de partir manœuvrer des bateaux et charger des trésors, se battre pour les protéger, chevaucher des heures avec les caravanes et se battre encore, cette fois pour survivre contre les émanations malsaines de la main blanche. Il s’est sculpté au ciseau de ces épreuves une musculature non seulement puissante, mais aussi harmonieuse, en ceci qu’il n’a jamais été de ceux qui répètent les mêmes gestes jusqu’à s’en déformer, mais bien de ceux qui s’investissent dans de nombreuses activités différentes. S’il l’on parle beaucoup de son sourire, ses mains sont un autre de ses atouts de séduction. Ses conquêtes louent en confidence tout ce qu’il sait en faire, mais peuvent avouer ouvertement leur force, la longueur de ses doigts bien droits et la douceur de cette peau restée nette, témoignage de sa naissance noble.

    L’observateur attentif et porté sur la couture pourrait lire toutes ces choses dans sa garde robe, qui lui ressemble indéniablement. Elle le raconte, trahissant non seulement sa grande taille, mais aussi son bon goût pour les belles choses, simples et élégantes. Tout y est de qualité, venant de la région, mais aussi de l’Archipel ou du Levant, donnant à suivre ses voyages. Pour autant, on y trouve bien plus de vêtements de voyage ou pratiques que de toilettes de noble. Bon nombre de ces pièces sont également usées jusqu’à la corde ou relativement malmenée, laissant imaginer comment l’homme porte ses chemises béantes sur la fine toison de son poitrail, comment il a parfois dormi dans ses manteaux ou marché dans ses pantalons jusqu’au en craqueler genouillères de cuir. On peut aussi y admirer ses vieux uniformes, eux parfaitement entretenus par habitude, et accompagnés de tout le nécessaire à nettoyer, cirer, faire briller et à bien présenter qui prouve, si besoin était, que le laisser-aller qu’il laisse parfois paraître est à bien différencier de la paresse.

    Ces impressions contraires sont plus que jamais d’actualité, à présent qu’il est de retour à Logre. Fier et altier, il s’impose comme absolument irréprochable dans ses manières et son attitude lorsqu’il s’emploie publiquement à mettre en place les instruments du dernier défi qu’il s’est lancé, celui de devenir un digne Parangon de Liberté. Il n’est cependant pas rare que le preux chevalier au torse bombé et au menton relevé laisse la place, le reste du temps, à un beau félin, jouisseur, rusé et langoureux. On peut ainsi le trouver en galante – voire sulfureuse – compagnie, une bouteille aux lèvres ou lézardant à moitié nu, au soleil de la bande côtière, croquant un fruit à pleines dents comme, chaque jour, la vie.



  • Description psychologique :

    Gaultier de Mélanthios est un éternel insatisfait. Il traverse la vie en semblant chercher sa place, lieu certainement mythique, dont la caractéristique serait de lui apporter l’épanouissement qu’il attend, par l’expression de ses valeurs. Fier de ses origines nobles, qui font un véritable sens à ses yeux, il a toutefois la conviction que la vie prédéterminée qu’elles offrent n’est qu’une facilité, qui gâche à long terme le potentiel des gens bien nés. C’est ainsi qu’il s’est facilement détaché du confort et la sécurité, après avoir suivi une formation militaire d’élite, pour partir en voyage initiatique. Et c’est ainsi qu’il vécut durant de longues années comme n’importe quel aventurier sans racines, s’associant souvent à des gens de moindre naissance, en affaires ou l’arme au poing.

    Son errance, parfois fort hasardeuse et dangereuse, lui a enseigné deux valeurs centrales. La première consiste à aimer les gens dans leur diversité ; à leur accorder un respect préalable tout en se montrant curieux du sens qu’ils ont voulu donner à leur existence. Il a vu différentes cultures, s’est mêlé en caméléon à différents environnements, et en a tiré la capacité à comprendre des points de vue différents en se mettant dans la position de ceux qui les défendent. La seconde, apprise avec le constat que quelques semaines à barouder rendent indistinctes les bottes des roturiers de celles des aristocrates, est l’extrême relativité de la pertinence des jeux sociaux, des codes et des frontières divisant les milieux. Toute la noblesse du monde n’est plus rien quand on a connu la faim. Toutes les politesses du monde ne peuvent étouffer l’ensemble des travers enfouis dans le cœur des hommes. Tant d’expériences, vécues dans sa chair, ont fait prendre au futur Parangon de Liberté une certaine distance vis-à-vis d’un système qu’il considère inévitable, mais qu’il n’hésite pas à dédaigner.

    Animé par la générosité et la fraternité, il reconnaît à toute vie humaine une valeur. S’il n’hésite pas à en faucher, en vrai lauréat endurci d’académie militaire, il s’efforce de ne s’y abandonner qu’au service d’une cause qu’il estime supérieure, pour sa défense ou pour celle des plus faibles. Trop souvent confronté à l’absurdité de la violence, il s’est vite détourné d’une carrière strictement militaire, trop conscient que l’usure issue de nombreuses années passées à répéter de telles activités finirait par avoir raison de ses principes. Il s’est ainsi rabattu sur des missions de protecteur itinérant et de garde du corps, davantage supportables pour qui n’est pas seulement un combattant, mais aussi un humaniste.

    Sa longue quête a finalement trouvé un premier aboutissement avec son récent établissement en tant que Parangon de Liberté à Logre, mission qui voit se perpétuer sa vocation de défenseur et germer celle de bienfaiteur, qui sommeillait en son noble sein depuis l’enfance. Loin de toute hypocrisie, conscient que le bien peut parfois prendre des chemins détournés, le nouveau Parangon s’attend à se confronter à des situations difficiles et à devoir traiter avec des individualités moins vertueuses que lui.

    Outre la démonstration de son utilité à une telle position, à laquelle il devra se livrer dans l’immédiat, Gaultier de Mélanthios souhaite, à plus longue échéance, rendre la dignité aux populations touchées par la misère. Il estime que chacun devrait pouvoir conduire sa vie librement, dans la mesure de ses moyens, qui sont souvent plus considérables qu’il ne le pense. S’il n’a jamais l’audace de se citer en exemple, lui qui est loin de d’être parti de rien, il garde néanmoins la conviction que son bien le plus précieux, celui que rien n’aurait pu remplacer, fut l’éducation qu’il a reçu. Il cherche ainsi désormais à la partager, afin de rendre les humbles aussi libres qu’il l’a été. Il espère donner aux gens ce petit coup de pouce initial qui ne sera pas la goutte d'eau dans le désert, mais le germe duquel renaîtra la forêt.

    Enfin, à ses yeux, le retrait de la main blanche devra arriver tôt ou tard, et il espère bien vivre assez longtemps pour le voir. Il envisage cet événement à venir comme une opportunité inespérée de reconstruire le monde sur de meilleures bases et veut, à son échelle, y contribuer. Si le pragmatisme le pousse à concentrer ses priorités sur les petits malheurs des réfugiés des taudis, il espère avoir, plus tard, l’occasion de les éveiller aux enjeux de cette réappropriation, et les y préparer. Ainsi, toute son action est tournée vers le l’émergence d’une société meilleure. Et puisque cette reconquête est, pour lui, la meilleure chance de s’en rapprocher, il y a fort à parier, dans le cas où une piste promettant une meilleure compréhension de la main blanche serait révélée, qu’il il serait dans les premiers à s’y engager.



  • Descriptif du Don : Sourire désarmant

    L'homme n'a pas de marque plus décisive de sa noblesse qu'un certain sourire fin, silencieux, impliquant au fond la plus haute philosophie. C’est, en tout cas, ce que peut être emmené à se dire tout individu qui admire celui de messire de Mélanthios. Plus affuté qu’une arme, son sourire si singulier est en effet de ces bienfaits de la nature inexplicables, qui mettent immédiatement en confiance les inconnus, qui ouvrent des petites brèches dans les portes fermées, ou qui savent même endiguer les tensions dans les moments où la situation menace de dégénérer.

    En somme, ce don relationnel offre au parangon la capacité d’exercer une chiquenaude à même de retourner soudainement en sa faveur le cours d'événements n’impliquant qu’une ou quelques personnes, lorsqu’il peut se trouver face à face avec les intéressés. Il pourra permettre d’obtenir des résultats surprenants, comme convaincre un vigile de laisser son utilisateur entrer dans un lieu privé, exceptionnellement, s’il présente un minimum de bonnes raisons ou assure ne représenter aucun danger. En revanche, cette aptitude reste incapable d’affecter de grands groupes, et ne pourra pas servir à contenir un attroupement en colère. Accessoirement, elle permet une forme de communication non verbale tendant à apaiser, pouvant fonctionner sur ceux dont il ne parle pas la langue, ou certaines créatures.

    Contrepartie : le revers du sourire désarmant réside dans les jalousies qu’il provoque. Tout le monde ne comprend pas que l’on puisse posséder une telle influence, et certains refuseront d’admettre que le seul charisme justifie de posséder davantage de droits que le commun des mortels. Si elle est activée, cette contrepartie pourra provoquer des animosités gratuites à l’encontre du parangon, ou des innocentes victimes de son sourire lui ayant accordé des faveurs. Elle pourra également immuniser définitivement certaines personnes aux effets de ce don, lorsqu’elles voient Gaultier s’en servir sur d’autres.



  • Descriptif d'un actif stratégique : Protecteur des marchands

    Gaultier de Mélanthios a développé de nombreux réseaux au fil de ses voyages, notamment auprès des marines marchandes, des caravaniers et même de certains corsaires. Certains sont simplement d’affaires ou d’occasion, mais beaucoup sont issus de l’amitié, et le résultat des épreuves traversées ensemble. Ayant commencé comme protecteur des commerçants et de leurs bien, il s’est progressivement lancé dans les affaires, d’abord comme assistant, puis associé, et désormais à son compte. Il a ainsi acquis une fortune personnelle lui permettant de vivre confortablement, ce qui n’est pas sans lui valoir un certain mépris de l’intelligentsia logrusienne. Celle-ci le traite en parvenu, alors même qu’il est des siens. S’il n’a pas à rougir de son œuvre, qui ne doit rien aux malversations qu’elle lui prête, certaines critiques de l’élite de la Nation visent néanmoins juste.

    En effet, si monsieur de Mélanthios dispose désormais de quoi vivre, il est loin d’être assez riche pour assouvir ses ambitions de Paragon à long terme. Il procède donc par un jeu d’accords et d’ententes avec ses relations. Il leur rend des services en retour de leurs efforts, faisant jouer ses relations pour eux, à défaut de pouvoir encore les accompagner sur les chemins, mais reste néanmoins largement leur obligé. Il doit de ce fait éviter d’agir contre leurs intérêts s’il veut que leur coopération perdure. Les nobles de Logre ont vite fait de caricaturer cette situation en servilité face aux puissances d’argent, faisant de lui davantage le protégé des marchands que leur protecteur.

    Toujours est-il qu’avoir évolué dans ce milieu lui ouvre vers l’étranger des portes qui restent inenvisageables pour beaucoup de terriens. Il pourra aussi certainement se procurer l’une ou l’autre des productions d’autres Nations en cas de besoin. Enfin, il a vu beaucoup de choses au cours de ses voyages, et nombre de marchands ne manquent jamais de passer le saluer lors de leurs passages à Logre, ce qui fait également de cet actif stratégique une source d’informations, particulièrement sur la culture des Nations avoisinantes ou leur actualité.



  • Type de combat / Arme de prédilection : Epée longue et bouclier

    En tant que militaire et ancien baroudeur, messire de Mélanthios est formé au maniement de nombreuses armes aux origines diverses. Son style de prédilection reste la traditionnelle épée longue à lame large, assortie à un bouclier. Il ne goûte guère les lames fines et légères de duelliste, préférant celles des guerriers, permettant de mieux jouer de sa force.

    Son bouclier arbore fièrement le blason de sa famille, de gueule au lys noir, ce qui a le don d’exaspérer son frère cadet. Pour l’anecdote, c’est l’une des raisons pour laquelle il n’emploie pas les épées à deux mains, les grandes flamberges et les hallebardes, qu’il affectionne pourtant particulièrement, ces dernières imposant de se passer de bouclier.

    Il a également pris l’habitude de porter deux armes au cours de ses voyages. La première est un long poignard Kaldréen, à lame courbe, qu’il garde dans le revers de sa veste depuis que son écuyer Yam le lui a offert. Sa bonne vieille épée ne lui a jamais fait défaut, mais il lui sert tout au moins comme outil, au quotidien. L’autre est une morgenstern, dont l’usage l’a séduit lors d’une démonstration effectuée par les guerriers de l’Epine. Il a adopté cette masse à pointes depuis qu'il a estimé qu'elle correspondait mieux à certains types d’adversaires que l’épée, à son goût.



  • Coefficient de dangerosité : Compétent



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  • Famille ou entourage :

    Catharina May de Mélanthios / Veuve de Christobald Octavius de Mélanthios, mère de Gaultier. Aujourd’hui âgée et sénile, elle semble n’avoir pas supporté la mort de son époux, il y a huit années de cela. Elle a rapidement dépéri au point de n’être plus en mesure de diriger la famille depuis cette date, et n’a même pas reconnu son fils aîné à son retour à Logre. Sa mort à venir fait planer le spectre d’une crise de succession sans précédent dans la noble lignée des Mélanthios.

    Rodolphe Yain de Mélanthios / Frère cadet de Gaultier. Agé de 27 ans, il a administré les biens de la famille depuis que la maladie de sa mère s’est déclarée. Il s’est acquitté avec un courage indéniable de cette tâche depuis ses 20 ans et a su resserrer les rangs de la famille derrière lui. En dépit de ses qualités, il vit le retour de son aîné comme une injustice et ne supporte pas l’idée d’être dépossédé de tout ou partie de son héritage, qu’il estime désormais sien. Le frère aimé et admiré devint donc un ennemi, à tel point que Rodolphe commence sérieusement à envisager d’instrumentaliser la maladie de sa mère. Ainsi, si son frère devient trop embarrassant, il se réserve la possibilité de révéler le fait que sa mère ne l’a pas reconnu pour l’accuser d’être un imposteur. Bien sûr, certains connaissent l’état de santé de Catharina, mais en bon politique – métier auquel il fut cantonné durant ces années – Rodolphe escompte que ce coup sera assez fort, qu’il fera assez de mal à Gaultier, personnellement et socialement, pour qu’il cesse de revendiquer ses droits sur la maison Mélanthios.

    Valéria Louise de Mélanthios / Sœur benjamine de Gaultier et Rodolphe. Elle assiste passivement et tristement à la mise en route de la machine de guerre des Mélanthios contre le premier membre de sa fratrie. Elle n’a pas un caractère assez affirmé pour prendre sa défense, mais reste sa dernière alliée dans les Loges acquises aux Mélanthios. Elle ne croit pas que sa famille soit dans une situation financière qui justifie d’avoir peur d’un héritier de plus, et ne peut oublier les souvenirs de ce grand frère qui la protégeait et jouait avec elle.

    Yam Kalnezar / Jeune orphelin des rues kaldréennes, il fut autrefois sauvé des eaux par Gaultier. Tenaillé par le sentiment d’avoir une dette, il voulut la payer en servant de guide au noble Logrusien à travers sa région. Ce temps passé ensemble développa une relation de confiance entre les deux hommes, dans laquelle Gaultier prit petit à petit la place d’un père de substitution. Alors que l’heure de la séparation approchait, le futur Parangon proposa au jeune Yam de devenir son écuyer, tâche qu’il accepta comme s’il l’avait attendue. Sa fidélité ne s’est jamais démentie depuis. Yam est aujourd’hui âgé de 19 ans.

    Aurora Béryl / Jouvencelle des taudis dont la seule fortune réside dans grande beauté, elle a d’ores et déjà été repérée par le tout nouveau Parangon de Liberté. Ce dernier semble tout particulièrement sensible à ses charmes, et ne dédaignerait probablement pas une opportunité de lui procurer quelqu’enseignement très personnel sur la pleine jouissance de leurs libertés individuelles. Si Gaultier n’est pas homme à se faire du mouron quant à ce nouveau coup de cœur, il s’agit peut-être néanmoins d’une maladresse politique qui pourrait être exploitée contre lui. En effet, celui-ci survient bien tôt, et il ne faudrait qu’un peu d’habillage perfide pour que ce galant badinage ne donne à son action de Parangon un visage intéressé déplorable.



  • Repères biographiques :

    Les Mélanthios / Ancienne famille de grands propriétaires terriens, éclairés et gestionnaires avisés, ils vécurent l’effondrement de leur domaine à mesure de la progression de la Main Blanche. Si ses pertes furent terribles, la famille sut user de ses alliances et des capacités des arpenteurs pour s’assurer un repli décent dans les Loges de Logre. Elle s’en tira certainement moins mal que d’autres. Depuis, la famille a recentré ses activités et place désormais ses membres dans l’administration de la cité, aux postes d’officiers militaires et chez les botanistes. Elle a toujours le soin de financer grassement les arpenteurs, bien qu’elle ait récupéré ce qui pouvait l’être parmi ses biens historiques, afin de ne pas manquer de relais dans la guilde si elle venait à avoir connaissance d’une occasion à ne pas rater. Christobald Octavius était issu de la branche centrale de la famille, qui est, dans sa tradition, celle des premiers héritiers mâles. Ainsi, Gaultier devrait devenir le prochain patriarche de l’ensemble de la famille, si sa situation n’était pas si embarrassante. C’est la première fois en quatorze générations qu’une succession Mélanthios risque d’être contestable. Rodolphe le sait : il lui faudra désormais obtenir la déchéance de Gaultier pour ne pas s’incliner face à lui, ou pire, devenir le cadet qui aura privé un aîné de son héritage sans lui faire retirer son nom, ce qui serait une autre mise à mort de la tradition séculaire d’ainesse, et qui, dans les superstitions noble, serait de nature à provoquer la déchéance de sa famille.

    Jeunesse / Le jeune Gaultier était un enfant turbulent et énergique, s’imposant comme meneur vis-à-vis de ses camarades. En dépit des fréquentes corrections que ce caractère peu convenable pour un noble lui valut, ce trait fut repéré par certains instructeurs militaires, et fit la fierté de son père, lui-même issu de la plus traditionnelle noblesse d’épée. Il enseigna tout ce qu’il savait à son aîné sans que cela ne crée de dissension dans la fratrie ; c’était simplement ainsi que les choses devaient se passer.

    6 ans / Baptême traditionnel dans le culte de Kershou, dieu de la guerre, au Clos-Vestrige. Quand bien même la famille Mélanthios n’est que très peu portée sur la religion, il est de bon ton pour une famille noble de se plier au moins aux rituels majeurs. Les membres de la famille sont plus généralement initiés selon les dogmes de Vae, mais Christobald insista pour que Gaultier suive ceux de Kershou, comme lui. Le rituel consistait à passer une nuit solitaire dans le temple de la guerre, à répondre aux innombrables questions rhétoriques – et effrayantes – des prêtres, sur les thèmes de la mort et de la force de l’engagement ; puis, au matin, il fallait sortir pour couper à l’aide d’une épée un cordon doré, tenu à chaque extrémité par l’un de ses parents. Comme pour beaucoup de garçons, ce fut la première fois que Gaultier eut à soulever une véritable épée.

    15 ans / Le jeune de Mélanthios intègre la promotion Panthera Pardus de la prestigieuse Academia Boreïslava, réputée aussi sélective que son enseignement est intensif. Spécialisée dans les unités à effectifs réduits et mobiles, c’est sa cavalerie qui fit sa gloire. A cette époque, elle formait encore également les officiers de marine. C’est d’ailleurs cette dernière affectation que choisit Gaultier à la surprise générale, quatre ans plus tard, alors qu’il en sortait parmi les lauréats distingués. En effet, ceux qui avaient le privilège du choix intégraient d’ordinaire – et désormais toujours – la cavalerie. Mais déjà à cet âge, sa différence commençait à se faire sentir.

    Dans le même ordre d’idée, il se demanda pourquoi il ne retrouvait ici aucun des enfants non-nobles avec lesquels il avait parfois joué, plus jeune. Il prit alors conscience des limites de la méritocratie logrusienne. Dans le cas de l’Academia Boreïslava, les frais d’inscription et les exigences de cours de rattrapage dans les matières fondamentales - imposés à ceux qui ne pouvaient justifier d’une scolarité élémentaire dont le niveau n’était atteint que par les écoles privées onéreuses - parfaitement incompatibles avec les entraînements militaires, avaient eu raison depuis longtemps des tentatives de l’intégrer venues de roturiers.

    17 ans / Christobald de Mélanthios étouffe, par un paiement substantiel, une sordide affaire de jeune femme noble tombée enceinte, dans des circonstances imprécises plus ou moins reliées aux écuries de l’Academia Boreïslava. On dit qu’elle a désormais quitté Logre pour le Clos-Vestrige, où elle est devenue religieuse. L’histoire n’a pas retenu le nom des protagonistes de cet événement.

    18 – 21 ans / Gaultier de Mélanthios sert dans l’armée, en tant que second de Vaniel de Leyri, capitaine du galion la Salvatrice. Alors que cet équipage est réputé être le plus fin du royaume, Gaultier découvre que Vaniel de Leyri est un homme largement désabusé, n’ayant plus aucune confiance dans l’avenir de la marine. A défaut d’être un meneur galvanisant, il fut au moins un mentor précieux pour lui, dispensant nombre de conseils clairvoyants, mais aussi quantité de récits tendant à démontrer que le monde était loin de s’arrêter à l’horizon de plus en plus étriqué de la cité des Primes Stellans.

    21 ans / Gaultier est désigné comme l’un des responsables militaires de la sécurité des échanges maritimes entre Logre et l’Epine, pour le compte de Logre. Il comprendra plus tard avoir veillé sur les premiers envois de bienséance diplomatique en nature, visant à renouveler les relations entre les deux Nations.

    22 ans / Gaultier quitte l’armée pour s’engager en son nom auprès des marchands en quête de bras sûrs, et voir le monde. Il ne rentre plus à Logre.

    23 ans / Décès de Christobald de Mélanthios, que Gaultier apprend par une lettre de son frère qui ne lui parvint que des semaines après la crémation. Très affecté, il poursuit son voyage avec une ferveur ravivée, et cesse de donner de ses nouvelles.

    Les événements de cette période de sa vie sont assez méconnus, publiquement. De ses récits ultérieurs et généralement plutôt vagues, on peut apprendre qu’il est allé bien loin et qu’il s’est lancé dans les affaires, après avoir combattu pour les marchands, tant physiquement que sur le terrain du négoce. Il rencontre Yam Kalnezar à 27 ans. Quelques rares personnes ayant abordé le sujet avec lui par hasard ont pu remarquer qu’il n’était pas totalement ignorant des pratiques de la piraterie Stryge, mais il ne s’attarde plus sur ce sujet de peur de nourrir les rumeurs lancées à son encontre. Il est nettement probable qu’il ait eu à l’affronter.

    31 ans / Retour à Logre, établissement en tant que Parangon de Liberté. Début des tensions avec son frère.




Dernière édition par Gaultier de Mélanthios le Mar 27 Oct - 16:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gaultier de Mélanthios [Parangon de Liberté]   Ven 23 Oct - 14:34

C'est tout bonnement parfait.

Il existe bien deux fautes, quoique pour la seconde, il me faudrait un ouvrage de syntaxique pour en être certain. Du fait de ton silence sur les fautes perpétrées à l'élaboration de ce forum, j'épargnerai ta fiche.

[Pour les autres, ne cherchez pas, c'est un bluff éhonté].

Ton Coefficient de dangerosité, au regard de ton expérience et de tes talents, est estimé à Compétent.

Compétent est le niveau de dangerosité maximum pour un personnage nouvellement créé, hors Don au combat.

Le sujet sera prochainement déplacé dans les fiches validées

Pour entamer ton premier rôleplay, tu peux soit :
- déposer une demande de rôleplay ouverte ici
- déposer une demande de scène au même endroit
- prendre directement contact avec l'un des joueurs validés pour lui proposer un rôleplay, ou un administreur dans le cas .

Je te souhaite la bienvenue parmi nous et un bon jeu,

Le Prime
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Gaultier de Mélanthios [Parangon de Liberté]
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