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 Galdin Batelier [Ingénieur naval]

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Galdin Batelier

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Messages : 9
Date d'inscription : 29/10/2009
Age : 32

MessageSujet: Galdin Batelier [Ingénieur naval]   Mer 4 Nov - 21:48


¤ DESCRIPTIF ¤




  • Nom : Batelier

  • Prénom : Galdin

  • Surnom : Parfois surnommé « Le Requin » par ses ouvriers...

  • Age : Environ 34 ans

  • Métier : Ingénieur Naval

  • Statut : Roturier, mais propriétaire d'un bâtiment sur les quais


  • Description physique :

    Galdin possède un physique de brute épaisse, dénué de toute trace finesse... Il est grand, large et épais. Même ses mains, organes tactiles par excellence dont on pourrait espérer quelque délicatesse, semblent avoir été débitées d'une poutre de bois massif. Malgré sa bedaine naissante, signe de sa trentaine passée, il garde une silhouette puissante, aux muscles dessinés et saillants. Tout ceci n'est autre que le fruit de dizaines d'années de dures labeurs, alors qu'il n'était qu'un simple ouvrier sur le chantier naval de son père.

    Cependant ces années ne furent pas sans conséquences néfastes. Galdin est usé avant l'age. Toutes ses articulations ont énormément souffert des lourdes charges qu'il portait quotidiennement. La principale victime n'est autre que son dos. Sous l'effort, ce dernier s'est lentement tassé puis vouté, causant de cuisantes douleurs à son propriétaire. Ses genoux également subirent leur part de tourment. Même s'il arrive à marcher et à se déplacer tout à fait normalement, Galdin n'est plus capable d'imposer à ses jambes un rythme soutenu. Les courses folles, et les bonds par dessus les échafaudages, sont de lointains souvenirs pour lui. Mais le traumatisme le plus impressionnant reste celui causé à ses mains. Déjà déformées par les cales nées du travail manuel, et tachées par le bois tant manipulé, elles subirent un irréversible accident. Galdin perdit trois phalanges, les dernières de ses index, majeur et annulaire gauche, un jour où sa scie dérapa sur une planche pourvue d'un nœud bien plus résistant que prévu.

    Aujourd'hui Galdin tend vers ses trente cinq ans, ce qui n'est pas non plus sans laisser de traces. A vrai dire, il ne se préoccupe absolument pas de l'évolution de son physique... Ainsi les rides profondes qui creusent son front et ses pommettes hâlés le laissent totalement indifférent. Tout comme sa panse devenue volumineuse, ou son crâne de plus en plus dégarni. Déjà l'arrière de sa tête, et le sommet de son front sont aussi fertile qu'un désert. Les cheveux qu'il lui reste présente un aspect graisseux et emmêlés, preuve de toute l'attention qu'il leur porte. Cette coiffure hirsute souligne pourtant parfaitement ses traits patibulaires. Sur sa large mâchoire poussent des touffes de poils grisonnants aussi raides que des tiges de blé sec. Ses yeux semblent avoir été enfoncés dans leurs orbites, sous un épais et unique sourcil proéminent.

    Enfin, comme par volonté de paraître encore plus rustre, Galdin passe la majeur partie de ses journées à chiquer du tabac. Ruminer et cracher sont donc deux activités dans lesquelles il est passé maître. Cette pratique excessive a bruni ses dents, et donné à son haleine une odeur acre de tabac froid.


  • Description psychologique :

    Galdin est grossier, rustre, irritable, impatient et souvent très incorrect avec le sexe faible. Que dire de plus ? Déjà tout petit, il présentait ces traits de caractère... Et les déceptions qu'il connu dans sa vie ne firent rien pour les gommer, au contraire. Plus le temps passe, plus son caractère se dégrade, ce qui est aussi dû à sa déchéance physique. La douleur de ses articulations le rend extrêmement irascible. Les jours de pluie ou de brouillard il est donc particulièrement de mauvaise humeur, mieux vaut éviter de le contrarier.

    Galdin pense qu'une seule chose est vitale dans l'existence d'un homme : l'argent. En observant le monde qui l'entourait, il comprit vite que les richesses étaient capable d'ouvrir toutes les portes. Frustré d'être né en bas de l'échelle sociale, alors que d'autres se la coulaient douce depuis leur naissance, il se promis d'épargner suffisamment pour s'acheter un titre de noblesse. Pour cette raison, il gère son commerce comme un véritable tyran. Maitre mot : le profit. Il est prêt à toutes les magouilles pour augmenter ses tarifs, tout en réduisant les salaires de ses ouvriers non qualifiés. C'est pour cela d'ailleurs qu'il ne recrute que des hommes issus des taudis de Logre... Ils sont si désespérés, qu'il serait prêt à travailler pour une bouchée de pain.

    C'est également pour cette soif pécuniaire, qu'il trempe de plus en plus dans des histoires de contrebande. Fort de ses années d'expériences dans la construction navale, il propose discrètement ses services pour installer de petit dispositifs visant à simplifier la vie des contrebandiers de passage : faux plafonds, faux planchers, tiroirs et armoires à fonds doubles... Tout ceci n'a plus aucun secret pour lui.

    Le pire de ces vices est pourtant tout autre. Un pratique illégale qu'il préfère garder discrète : la drogue. Quotidiennement, à l'aide d'un petit tube de cuivre, Galdin inspire quelque gramme d'une fine poudre blanche et volatile.

    Malgré tous ces défauts, autant physiques que morales, il faut lui reconnaître deux qualités : il a la tête bien remplie, et des mains en or. Galdin est doué pour les mathématiques et la physique, qu'il appris en autodidacte en observant son père et ses contremaitres. Cela fait de lui un très bon ingénieur naval, doté d'une multitudes d'idées novatrices ne demandant qu'a être mises en œuvres. Cette adresse d'esprit et l'égale de son habileté. Galdin possède un don pour la menuiserie. Son talent s'exprime non pas dans l'esthétique ou l'artistique, mais dans le technique et le pratique. En un coup d'œil il est capable de juger des dimensions d'une poutre, et de la tailler au centimètre prêt. Cependant, depuis prêt de dix ans qu'il dirige l'ancien bureau de son père, ses capacités se sont érodés. A présent il donne des ordres, et se sont les autres qui font le sale boulot.

    Dernier détail singulier : Galdin considère la Main Blanche comme une véritable bénédiction. Sans ce phénomène inexpliqué, il ne serait jamais arrivé à la tête de l'affaire de son père... Tout comme ses recettes n'auraient jamais été aussi élevées si le commerce maritinme n'était pas devenu le seul moyen de transport encore accessible. Pourvu que ça dure, pense t-il souvent !


  • Descriptif du Don : Œil expérimenté

    De part ses années d'expérience dans la menuiserie, et dans la fabrication de trappes dérobées, Galdin possède une appréhension des distances très développée. Il est capable de juger des dimensions d'un lieu ou d'une pièce, et de repérer les incohérences : trappes dissimulées, faux fonds, voir certains passages secrets. Tout ce qui triche sur l'espace ne peut échapper à son œil expérimenté.



  • Descriptif d'un actif stratégique : Mystérieux protecteur

    Aider discrètement la contrebande, même en tant que simple artisan, fini par attirer des ennuis. Galdin s'attendait à des conséquences fâcheuses... Mais à chaque fois que les ennuis vinrent frapper à sa porte, il disparurent mystérieusement quelques jours plus tard. Ces coïncidences le troublent de plus en plus... Comme si quelqu'un veillait sur lui... Mais Galdin ne s'en réjouit guère, car si cela est vrai, il devra un jour ou l'autre payer pour tous ces petits services... Pour le moment, il se contente de profiter de ces invisibles coups de pouces.

    Peut-être s'agit t-il d'un homme qui avait des intérêts dans les affaires de son père, et qui souhaite que le fils continue à lui être utile ?


  • Type de combat / Arme de prédilection : Galdin n'est pas un combattant. De par sa corpulence, et sa mine patibulaire, il n'eut à se battre que rarement. Toutefois, il ne sort jamais sans sa trousse à outils... Marteaux, tenailles, clous, scies à bois... Et il sait parfaitement s'en servir !


  • Coefficient de dangerosité :





¤ BACKGROUND¤




  • Famille ou entourage :

    Étant donné le physique et le mental de Galdin, cette phrase ne n'étonnera que peu de gens : personne ne partage la vie de cet homme, et ce depuis bien des années. Les très rares et éphémères relations qu'il connu, ne durèrent jamais assez longtemps pour lui laisser un héritier.

    Actuellement, il ne lui reste que deux parents connus : un neveu et un cousin. Il considère le premier, Nétère comme son propre fils : c'est à dire qu'il lui donne exactement la même éducation que celle qu'il a reçu : à la dure. Il travaille pour lui, comme ouvrier sans qualification, se ruinant la santé tout comme son ainé. Concernant le second, il l'apprécie, mais seulement après deux ou trois bières. Son cousin, Hérol, de six ans son cadet travaille dans une taverne des taudis : « La cloche fendue ». Il ne le voit qu'à cet endroit de toute façon.


  • Biographie :

    Tout commença comme dans un véritable « conte de fées » des bas-fonds de Logre :

    Pétrus Batelier, était un homme mystérieux. Doué d'une éloquence hors du commun, il se faisait passer pour un jeune noble de province, venu chercher épouse en Logre. Il racontait à tout ceux qu'il croisait la même histoire :

    « Vous ne connaissez point le domaine De Batel ?! Pourtant mon seigneur et père dispose de l'une des propriétés les plus vastes à l'ouest du pays ! Après tout, cela ne m'étonne guère... Je lui dis souvent pourtant... Il passe bien trop de temps à gérer ses terres, oubliant le plus élémentaire de ses devoirs : celui de participer à la vie de la Cour... Heureusement qu'il peut compter sur moi ! »

    Tous les nobliaux tombaient dans son jeu. A cette époque, le Main Blanche n'avait posé son voile sur les terres, et son histoire pouvait sembler crédible. Pétrus, lui, ne désirait qu'une seule chose : gagner la confiance d'un père naïf, et s'enfuir avec la dote à la veille du mariage !

    Pourtant une fois la nuit tombée, le soit-disant Monsieur De Batel, recouvrait sa véritable nature : celle d'un roturier aux mœurs débridées. Tous les soirs, il fréquentait le même bordel. Tous les soirs, il noyait le stress de sa journée de mensonges dans les bras, et entre les cuisses, de « Ma' la rondelette », de bien dix ans son ainée... A vrai dire, c'était la moins chère. Seulement cette nuit là ne fut pas tout à fait comme les autres : Ma' tomba enceinte. Galdin fut conçu.

    L'histoire aurait pu se terminer ainsi... La prostituée aurait pu faire fausse couche, ou bien trouver un moyen pour perdre l'enfant... Après tout, cela arrivait régulièrement dans le milieu... Mais non, Ma' était bien plus vicieuse que le laissait paraître ses traitres rondeurs. Elle se rendait compte d'une réalité inévitable : elle vieillissait. Elle ne serait bientôt plus désirée, et elle se retrouverait jetée à la rue... Cet enfant était la solution... Elle allait faire chanter et arnaquer le père. Un arrangement des plus enfantins : l'argent contre son silence. Mais pour mettre au point son plan, il fallait attendre quelques moins de plus, que son ventre soit bien rond, et bien visible.

    Ainsi les mois passèrent... Et Pétrus refermait doucement ses griffes sur un vieil homme plus crédule que les autres, un noble désespéré. Sa fille était si laide qu'il n'avait réussi à lui trouver un prétendant intéressant. Pour cette raison, il offrait une dote bien plus que généreuse ! Le pigeon parfait !

    Mais en fin de compte ce fut le piégeur qui fut piégé. Pétrus ne connaissait pas grand chose aux femmes, et il n'avait su remarquer la grossesse de Ma'. La découverte de la sordide réalité fut un choc : en quelques secondes il appris qu'il allait être père, et qu'elle exigeait une somme encore plus rondelettes que ses larges cuisses... Après tant de temps à mentir à toute la noblesse, il ne pouvait se permettre d'ignorer la menace... Quel sort pouvaient-ils réserver aux escroc comme lui ?! Un seul solution s'imposait : accepter le marché, et accélérer ses plans. L'ultimatum fut décrété au jour de la naissance du petit... Manque de chance pour son père, Galdin était déjà de nature imprévisible et contrariante... Il naquit avec un mois d'avance, prenant de cours son géniteur. Les dés étaient jetés.

    Pétrus n'assista pas à l'accouchement. Au lieu de cela, il passa la nuit à faire les cents pas, arpentant des heures durant, les larges routes pavées des quartiers huppés de la grande cité. Les températures hivernales avaient au moins un effet bénéfique sur lui : elles apaisaient le chaudron bouillonnant qu'était devenu son cerveau... La concrétisation de son plan était si proche... Quelques semaines tout au plus... Le vieil idiot voulait absolument attendre le retour de jours plus cléments pour annoncer sa décision, et organiser les festivités le cas échéant. Pas le choix, il fallait faire patienter la putain, lui promettre monts et merveilles... Il devait gagner du temps. Ainsi, le lendemain, profitant de sa faiblesse physique et mentale, il arracha une promesse à la prostituée : celle de ne rien entreprendre avant le printemps. Ma' se résigna à respecter sa parole deux mois durant, mais au premier jour du printemps, alors que Pétrus n'avait toujours pas conclu, elle explosa. Remontant ses vieux et usés jupons jusqu'aux genoux, elle parti d'un pas rapide en direction des quartiers nobles...

    La conclusion de cette histoire fut bien rapide. L'entrée de la prostituée dans la Cour, créa un véritable instant de panique. Elle frappa même au visage plusieurs demoiselles qui tentèrent de lui barrer la route. Ma' fut arrêtée. Lors de son jugement, les nombreux jurons qui passèrent ses lèvres ne firent rien pour calmer les juges... Elle fut condamnée à deux années de cachots pour atteinte aux bonnes mœurs, insinuations douteuses, et violences physiques. Au cours de toute cette affaire, Pétrus nia toutes les affirmations de paternité. Personne ne pouvait prouver qu'il était le père de l'enfant... Ou qu'il ne l'était pas. Ainsi, comme aucun noble ne voulait prendre le risque de côtoyer un homme aux potentielles mœurs écœurantes, il fut écarté. Son nom tomba dans l'oubli des années durant.

    Ainsi s'achève le chapitre le plus palpitant de la vie de Galdin. Ma' décéda, après six mois de cachot, d'une dégénérescence due à son accouchement tardif. Elle avait déjà dépassée la quarantaine à la naissance de l'enfant. Galdin fut élevé pendant dix ans par les prostituées du bordel où travaillait sa génitrice. Ces dernières, bien qu'ayant des mœurs débridées, protégèrent et aimèrent le petit comme elles purent. Que dire de ces années ? Galdin ne se rappelle pas de grand chose. L'odeur entêtante du parfum, les gloussements des putains, les cris simulés de plaisir... Forcément il compris vite certaines choses, ce qui brisa rapidement son innocence. De cette époque il garde des sensations contradictoires... La chaleur du contact de ces minettes bienveillantes aux tenues légères, mêlées à un dégout difficile à expliquer. Cette découverte de la femme, de l'homme, de la sexualité, a laissé une trace indélébile dans son caractère.

    L'année de son dixième anniversaire fut une renaissance : à la fois douloureuse et salvatrice. Son père refit surface du jour au lendemain, arrachant son fils aux filles de joie. Il ne parla jamais de ces dix années passées, mais une chose était sure, il n'était pas resté dans son coin à se tourner les pouces. Toutes ses tentatives pour regagner la confiance de la noblesses avaient été vaines. Mais il avait réussi, les dieux savent comment, à monter une petite affaire chargée de l'entretien des navires marchands à quais, dans le port de la Petite-Bourgade. Il manquait cruellement de main d'œuvre, et il avait eu l'idée d'exploiter son fils. L'ouvrier parfait : c'était son fils, il n'y avait aucune nécessité de lui verser le moindre salaire... Deux repas par jour et un minimum d'éducation seraient suffisant ! La situation n'évolua pas durant dix ans. Pendant ces années le corps de Galdin se développa considérablement, et son caractère devint aussi dure que la pierre. Il fallut un cataclysme pour que la monotonie se brise. La Main Blanche fit son apparition, et avec elle son lot de problèmes insolubles. Parmi ces complications, l'une fut un véritable coup du destin.

    Pétrus n'avait jamais parlé de son passé, comme s'il venait de nulle part, ou comme s'il n'avait plus aucune famille qui l'attendait ailleurs. Mais ce n'était pas le cas ! Quelques semaines après l'apparition du fléau, alors que les campagnes proches ou lointaines disparaissaient sous les brumes, une dizaines de membres de la famille Batelier firent leur apparition dans les taudis naissant de Logres. Pétrus voulait garder profil bas, et surtout cacher l'existence de son fils illégitime, né d'une prostituée dont il avait oublié le nom... Mais Galdin n'était pas idiot, loin de là. Il décida de jouer de la situation. Le marché fut simple et expéditif : le silence, contre un poste de contremaitre, et rémunéré bien entendu ! La proposition tirailla son père entre deux sentiments : une réminiscence désagréable du passé, et une certaine fierté face à ce fils calculateur. L'affaire fut conclue. Deux autres années passèrent ainsi, dans le plus grand des ennuis, si l'on ignorait l'évolution alarmiste de la Main Blanche.

    Puis vint une aventure amoureuse. Pour une raison peut-être malsaine, Galdin décida un jour de retourner au bordel où il était né. Il voulait, l'espace de quelques secondes, redécouvrir l'univers de son enfance. Seulement, la conclusion de cette escapade fut tout autre : un coup de foudre. Galdin tomba éperdument amoureux d'une jeune prostituée, répondant au doux nom de « Solfrinia, la tentatrice ». Lui qui n'avait jamais ressenti quoi que ce soit, à part de la haine et du dégout, voilà qu'il s'imaginait sans les bras de la petite fille de joie. Il fantasmait sur leur relation... Il se voyait tel un noble chevalier, qui allait l'enlever à ses tortionnaires... Le premier amour fait toujours pousser des ailes, mais voile aussi totalement la raison. Solfrinia n'était pas du tout le genre de femme qu'il s'imaginait. Elle n'était pas arrivée au bordel par hasard... Elle aimait son travail, pour de bien diverses raisons. Elle s'amusait de cette camaraderie mesquine qui régnait entre les putains... Elle adorait jouer de ses charmes pour gagner des sommes d'argent qui lui donnaient une liberté sans égale... Et par dessous tout, elle raffolait du pouvoir que son corps créait sur les hommes. Galdin ne fut qu'un pantin de plus... Peut-être un pantin un peu plus amusant que les autres.

    Ainsi, pendant presque sept mois, Galdin dépensa la quasi totalité de ses salaires dans les bras de Solfrinia. Il en arrivait à un point ou il payait, non pas pour prendre du plaisir avec elle, mais pour écarter les autres hommes de sa couche... C'est également à cette époque qu'il commença à toucher à la drogue, mais pas n'importe laquelle. Il devint dépendant de la « Bourgeoise », une drogue qui à l'origine avait été conçue pour les prostituées. Cette substance avait pour particularité de donner une sensation de bien être tout en anesthésiant une partie de sens. Galdin l'utilisa d'abord pour faire plaisir à sa bien aimée, et partager des moments intimes avec elle. Mais très vite, elle devint également un moyen de lutter contre ses douleurs articulaires qu'il ne supportait plus. Par « chance » cette drogue n'était ni véritablement douce, ni totalement dure. Elle créait une certaine dépendance, mais pas au point de transformer son utilisateur en légume vivant. Il parvint ainsi à cacher son nouveau vice... Une fois de plus il n'avait été qu'un pion : Solfrinia se faisait de l'argent sur son dos, en lui revendant sa drogue.

    Puis un jour, sans raison apparentes, il découvrit la supercherie, il compris que la petite prostituée se jouait de lui et s'amusait de ses envies. La réaction fut rapide. Ce soir là, il pénétra, comme d'habitude, dans sa chambrée. Comme d'habitude, il lui sauta dessus... Mais cette fois-ci, ce ne fut pas un baiser qui vint couvrir la commissure de ses lèvres, mais un énorme poing. La jeune femme ne vit pas le coup venir... Elle eut le nez brisé, et la mâchoire fendue. Sans un autre regard, Galdin quitta la bâtisse, pour ne plus jamais y remettre les pieds. Solfrinia, défigurée, disparu de la circulation. Jamais il n'avait autant méprisé les femmes... Son cœur se referma, telle une huitre, pour ne plus jamais éprouver le moindre sentiment de compassion... La vie retrouva cependant, une fois de plus, son long cours tranquille... Après toutes ces dépenses pour les beaux yeux de la prostituée, il devint extrêmement avare... Son seul caprice resta la drogue dénommée « La Bourgeoise », qu'il continua d'utiliser régulièrement pour atténuer ses douleurs.

    Quelques années plus tard, un nouvel événement vint enfin bouleverser son avenir : Le décès de son père. Ce dernier tomba d'un échafaudage et se brisa les reins sur les quais. Son agonie fut lente et douloureuse, pourtant Galdin ne ressenti aucun chagrin. Cet homme lui avait gâché sa vie et sa santé, il payait pour tout cela. Seul bémol dans la tournure des évènements : Galdin avait tenu sa promesse, il était resté totalement discret vis à vis de la famille de son père. Comment prétendre à un quelconque héritage ? Mais par une chance inouïe, cette inextricable situation s'arrangea d'elle même. Un mystérieux testament fut découvert. Ce dernier n'attestait nullement des conditions de l'héritage, qui aurait été totalement contestées dans le cas où Galdin aurait été désigné. Non, il annonçait tout autre chose : les dernières volontés de Pétrus Batelier. Et quelles volontés ! Il voulait que son corps soit déposé dans la brume, à proximité de l'endroit ou il était né... Mais pire que cela, il voulait que toute sa famille soit présent lors de cette cérémonie. D'abord le refus fut catégorique... Pareille demande n'était pas recevable ! Mais la famille Batelier était très axée sur les traditions... Et renoncer aux dernières volontés d'un mort, c'était se condamner à voir l'âme du défunt vous hanter pour l'éternité... Finalement ils acceptèrent, et trouvèrent un arpenteur qui consenti à les guider. Sur toute la famille trois personnes manquèrent à l'appel : Galdin qui n'existait pas yeux des autres, le petit Nétère alors âge de six ans jugé trop jeune pour l'aventure, ainsi que Hérol, dix-neuf ans, le lâche.

    L'expédition parti au petit matin... pour ne jamais revenir. Même l'arpenteur ne refit jamais surface. C'est ainsi, qu'à à peine vingt-cinq ans, Galdin récupéra l'affaire de son père, qu'il entrepris de dynamiser pour la rendre de plus en plus lucrative. Il pris sous son aile protectrice le jeune Nétère. Comme bien souvent, le tourmenté devient à son tour le bourreau... Jugeant qu'au final, son éducation lui avait été bénéfique, Galdin appliqua exactement la même méthode sur son « neveux ». A dix ans, il l'envoya travailler aux sommets des échafaudages et des mats.

    Aujourd'hui, Galdin dirige une trentaine d'hommes, chiffre qui évolue en fonction de la cadence des travaux à réaliser. Il dispose de trois contremaitres qu'il paye rubis sur l'ongle, pour s 'assurer leur loyauté. Chacun de ces trois hommes gère au quotidien une dizaines d'ouvriers non qualifiés. Il aime à les appeler ses « Lieutenants ». Le premier, Anfred s'occupe principalement de tout ce qui touche à la coque. Le second, Morant est un spécialiste des cordages et des voilures. Enfin, Olidas est depuis longtemps aguerri dans l'exercice de faire du neuf avec du vieux, il gère surtout l'entretien des espaces intérieurs : quartiers d'équipages, soutes...

    Il a également hérité des biens de son père. Une petit maison sur les quais du port aux six récifs, juxtaposant une cale sèche rudimentaire. Il peut ainsi contrôler tous les travaux nécessaires à l'entretien d'un navire, sans même avoir à sortir de chez lui. Cependant il aime tellement aller grogner sur ses ouvriers, qu'il ne peut s'empêcher de passer ses journées à tourner autour des échafaudages, tel un requin autour d'un navire d'esclaves.

    Après toutes ces années, un seul évènement le turlupine... La disparition de la famille de son père... Ce dernier détestait-il son sang au point de tous les envoyer à une mort certaine ? Ou bien... Se pourrait-il que le mystérieux testament soit l'œuvre de son « protecteur » ?

    L'idée qu'un homme puisse disposer de suffisamment d'influence et de pouvoir pour faire disparaître toute une famille lui donne des frissons dans le dos. Malgré tout, la vie continue. A présent Galdin se focalise sur un principal objectif : réussir à transformer sa petite affaire en un véritable chantier naval d'envergure... Ce qui lui demande énormément de temps et d'énergie.


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MessageSujet: Re: Galdin Batelier [Ingénieur naval]   Mer 4 Nov - 23:49

Bonjour et bienvenue Galdin.

Tu es validé, non sans m'avoir arraché quelques larmes au vu du passé de ce pauvre pauvre Galdin.

Malgré le fait que ton personnage ne soit pas le plus physique possible, son manque de moralité en fait une personne dangereuse. Ton niveau de dangerosité est évalué à Moyen. Il évoluera certainement rapidement selon tes actions et autres manigances.

Ton Don est assez particulier pour que je t'envoie un MP pour te donner quelques précisions particulières concernant Logre.

Si tu souhaites inviter des joueurs, qu'ils me précisent avoir été invité par tes soins.

Le sujet sera prochainement déplacé dans les fiches validées

Pour entamer ton premier rôleplay, tu peux soit :
- déposer une demande de rôleplay ouverte ici
- déposer une demande de scène au même endroit
- prendre directement contact avec l'un des joueurs validés pour lui proposer un rôleplay, ou un administrateur dans le cas .

Je te souhaite la bienvenue parmi nous et un bon jeu,

Le Prime


Dernière édition par Prime Stellans le Jeu 5 Nov - 1:02, édité 1 fois
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Galdin Batelier

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MessageSujet: Re: Galdin Batelier [Ingénieur naval]   Jeu 5 Nov - 0:23

Merci beaucoup,

Je vais de ce pas me trouver un avatar qui ressemble à la description physique du personnage ( c'est pas gagné lol! )
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MessageSujet: Re: Galdin Batelier [Ingénieur naval]   

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