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 Carlisle Vaeri [ Arpenteur du Conseil de Bronze et d'Airain ]

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Carlisle Vaeri

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Messages : 2
Date d'inscription : 30/11/2009

MessageSujet: Carlisle Vaeri [ Arpenteur du Conseil de Bronze et d'Airain ]   Jeu 14 Jan - 2:41


¤ DESCRIPTIF ¤


  • Nom : Vaeri

    Vaeri est le nom de "scène" de sa mère, choisi pour rappeler Vae, ses abondances et ses largesses. Carlisle choisit de le porter comme un drapeau plutôt que de rougir de ses origines.

  • Prénom : Carlisle

  • Surnom : Amble ( ou Curare)

    Carlisle écopa de ce surnom après que la petite bande de voyous qu'il fréquentait entendit le patron d'un hara expliquer que l'amble avait beau paraître élégant au profane, il n'en était pas moins un dérèglement et une dégradation de l'allure du cheval. Ses compagnons d'alors, connaissant parfaitement les préférences de Carlisle et sa préoccupation de l'élégance, décidèrent qu'il incarnait parfaitement ce pas chevalin. L'idée lui plut et depuis il répond désormais volontiers à ce surnom, mais en livre difficilement l'explication.

    Melan Praon se plait à parfois le surnommer Curare, se refusant à donner d'autre explication que celle selon laquelle une soirée passée avec le jeune homme procurerait apaisement et détente, alors que l'abus de sa compagnie recèlerait un risque mortel. Non, aucune autre explication.

  • Age : 26 ans

  • Métier : Arpenteur pour le Conseil de Bronze et d'Airain

  • Statut : Filleul du Seigneur Melan Praon et officieusement son mignon. Arpenteur pour le Conseil de Bronze et d'Airain.



  • Description physique et psychologique:


    • Il y a quelques semaines, une riche chambre au palais Praon.

      La chaude lumière matinale ainsi qu'une légère pluie vaporeuse baignaient le balcon aux petites colonnes spiralées parcourues de chèvrefeuille. Carlisle posa délicatement sur la balustrade de pierre ses mains aux doigts longs mais dont les paumes commençaient à mettre quelques cales. Son catogan impeccablement serré réunissait à la naissance de sa nuque, où il s'était paré d'un mince rameau de cerisier, ses cheveux châtains et légèrement huilés. Assis dans un confortable fauteuil juste à l'intérieur de la chambre, le seigneur Praon contemplait comment le petit pantalon de soie blanche du jeune homme soulignait avec soin les galbes ravissants de ses mollets, des ses cuisses et de ses fesses. La veste grise rehaussée de nombreuses dentelles que portait Carlisle il y a encore dix minutes gisait quelques mètres plus loin, permettant à Melan d'apprécier les muscles fins et vigoureux du torse du jeune homme, à peine émaillés de petites cicatrices éparses, et la sobre santé qui s'en dégageait à défaut d'opulence ou de noblesse.

      Lorsqu'il prononça doucement le prénom du jeune homme, celui-ci révéla un visage de porcelaine, dont la peau blanche commençait à se parer d'un léger hâle et dont les traits fiers et anguleux du petit nez, des minces sourcils et du menton volontaire nuançaient la douceur du tendre arrondi des joues et de l'ourlet des lèvres. Son regard noir promettait à la fois la douceur de la nuit et les dangers que celle-ci recèle.

    • Treize années plus tôt, la loge pourpre des Symphonies.

      Tandis qu'il allumait avec soin les dix bougies orangées qui allaient fournir la lumière tamisée de la loge pourpre, Carlisle lançait sa voix haute et claire à l'assaut de quelques motifs aériens et enchaîna avec une chanson contant la pureté enneigée des sommets montagneux. Interrompant un instant son chant, il dissimula un petit coffret et mis en valeur un petit vase sur la commode, puis il réarrangea quelques fleurs dans le bouquet. La silhouette de sa mère s'encadra dans la porte:

      "Et bien mon chéri, tu sais pourtant que tu n'es pas censé toucher à tout cela. Seulement allumer les bougies, les chandelles et tisonner les feux.
      - C'est vrai. Mais si je me souviens bien, ce capitaine qui vient ce soir, il vient ici pour trouver la douceur, pas l'opulence mystérieuse d'un coffret. C'est mieux arrangé ainsi, je trouve, répondit-il des accents musicaux enneigés baignant encore sa voix, pas toi?
      - Et bien, tu as raison en effet, répondit-elle avec un soupçon d'étonnement, tu as bien cerné le larron."

      Elle croisa délicatement ses bras et tandis qu'il allumait la dernière chandelle, elle redécouvrit son fils. A peine treize ans, et il était déjà capable de pareille sensibilité. Et quelles promesses ne tiendrait pas sa voix, si elle pouvait lui payer un professeur.

      "Dis-moi, mon chéri, la Vierge des Sommets se chante quelques octaves plus bas d'habitude...
      - Ah oui, mais cela ne convient-il pas mieux à ma voix ? D'ailleurs, ajouta-t-il avec un sourire de fierté ingénu, il parait qu'elle est pleine d'azur. Tu me vois en ténor ?"

      Treize années plus tard, sa voix est aérienne et possède quelques accents chantant certes, mais pas la technique du ténor de métier qu'il aurait pu devenir. Quelques périodes de privation et trop de nuits de violence dans le port ont ajouté quelques sirus gris à cet azur.

    • Il y a huit ans, une petite place en bordure du Port de la petite bourgade.

      Alors qu'il regagnait son logis par un itinéraire sinueux, le maître tisserand regrettait de ne pas s'être entouré d'un ou deux gardes. Mais conduisait-on ses aventures extra-conjugales entouré d'homme en armes? Lorsqu'il aperçu la jeune silhouette sauter lestement du rebord de la petite fontaine de briques, il convint, et c'était un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus. Il dégrisa bien vite à la vue des gestes alertes et surs, du reflet d'une dague passant sereinement d'une main à une autre avant de regagner l'ombre d'un vêtement. Le pas était rapide et le pied ferme, une fuite durerait quelques instants tout au plus, il n'aurait peut être même pas le temps de crier.

      Alors que son agresseur franchissait les derniers pas qui les séparait, une toux crayeuse étreignit sa poitrine et fît glisser la capuche qui dissimulait jusqu'alors les traits de son visage. Le marchand y vît son salut mais n'eut pas le temps de dépasser la fontaine qu'on empoignait son épaule, qu'on le jetait à terre, et qu'une pointe d'acier prélevait une goutte de sang au creux de son coup. Dans les traits gris, et le visage pâle et creusé de l'autre, dans son rictus de petite frappe, il ne vit pourtant aucune lueur meurtrière, et pas le moindre plaisir, seulement le besoin, et la faim. Sans bouger un cil, il se laissa fouiller, et méthodiquement détrousser. Sans la force des muscles secs de son agresseur, ses yeux soyeux de petite pute lui auraient laissé croire à une agresseuse.

    • Carlisle présente donc une allure élégante et précieuse, une démarche souple bien plus emprunte de ses courses nocturnes ou ses expéditions d'Arpenteur que de la pratique des danses de salon, un visage fier et doux, de nombreuses petites cicatrices et une voix aérienne mais des bronches assez faibles. Il a aussi de petits pieds, des hanches légérement arrondies, une nuque très droite, des poignets et des genoux très souples, et quelques petites moues narquoises ou mauvaises, réminiscences de ses anciennes errances nocturnes. Il privilégie le blanc, l'ocre, le doré dans le choix de ses atours, parfois soulignés d'une pointe rouge vif ou d'une ligne violet profond ou bleu outremer. Y compris lors de ses départs avec les Arpenteurs, il choisit des tissus précieux, bien souvent ornés de dentelles ou de petites perles, et des catogans raffinés. Néanmoins, il se refuse à ajouter du métal ou des pierres précieuses à ses doigts, ses oreilles ou à son cou.

    • Cinq années plus tôt, la loge ocre des Symphonies.

      Le seigneur Praon se renversa dans le fauteuil molletonné et, souriant avec suffisance, posa ses bottes de cuir noir sur le petit guéridon. Ses mains reposant sur les têtes des accoudoirs, il regardait le jeune homme lui servir une tasse de café brûlant. Dans la tendresse des certains de ses traits et dans la dentelle de ses atours précieux, il avait un instant cru discerner une hôtesse. Mais son regard avait un ton perçant d'une profondeur dont toute hôtesse sensée se serait abstenue. Si leurs oreilles recevaient plus de confidences que leurs visiteurs ne l'auraient voulu, elles savaient aussi le danger qu'il y avait à les rechercher. Melan retint un geste trahisant son malaise, car à la réflexion, ce jeune homme ne cherchait pas les confidences, il semblait simplement feuilleter quelques pages du livre ouvert que son visage lui présentait. Pire encore, il vit que le jeune homme, après avoir détaillé la quatrième de couverture, se retenait d'entreprendre la lecture du texte complet. Etait-ce la politesse qu'il le retenait, le respect ou encore la crainte de la réaction du visiteur? Melan allait justement exprimer son mécontentement, lorsque la crainte se peignit sur les traits du jeune homme:

      "Je vous prie de me pardonner monsieur, dit-il en s'inclinant et cherchant à dissimuler ses expressions, je ... Avez-vous déja choisi votre compagnie pour la soirée? Sinon voulez-vous que je fasse venir Paolina ? Je crois qu'elle est celle qui saura le mieux vous satisfaire... Puis-je faire quelque chose pour vous?"

      Melan allait répondre que ce n'était pas nécessaire, après tout, il n'était ici que pour un entretien avec un potentiel partenaire commercial qu'il faisait patienter depuis bientôt une heure quelques chambres plus loin. Le minable serait bientôt à point, et cela ne laissa pas le temps d'honorer la compagnie des Symphonies. Mais ce jeune homme avait éveillé sa curiosité, et peut être quelque chose de plus. Ce ne serait effectivement pas nécessaire, Melan venait de choisir sa compagnie pour la soirée. Quitte à négliger le commerce pour un soir.
      Sous prétexte de porter un quelconque rafraîchissement ou d'annoncer l'arrivée prochaine du seigneur Praon, et en guise de punition pour son outrecuidance, il envoya à plusieurs reprises le jeune Carlisle lire le visage du marchand qui perdait patience, et le fit même assister à leur entretien, caché derrière une tenture. Il se délecta à chaque fois de tous les petits détails que le jeune homme lui rapportait, souriant franchement lorsqu'il décrivit la figure rouge d'énervement et la série de maladresses qui s'en suivit. Ce jeune homme était-il toujours aussi franc, aussi vif et surtout aussi sensible? C'était à craindre pour le Seigneur Praon, qui se découvrit ce soir là une faiblesse, une faiblesse qu'il affectionne tout particulièrement depuis lors.

    • Il y a une dizaine de jours, à l'approche des portes de Logre.

      Le percheron n'est pas le parangon de la monture noble, mais ses fontes ramènent deux fois plus d'extraits de minerai que n'importe quoi d'autre, il a des sabots assez larges pour briser les membres d'un Pâle et aujourd'hui il tirait le brancard où gisait le chef d'expédition Arpenteur. Les cheveux crasseux et ébouriffés, le visage maculé de sang et de boue, son habit blanc souillé et lacéré, Carlisle chevauchait calmement et fièrement son percheron, impeccablement droit. Il défilait lentement à l'approche des portes de Logre, le regard perdu dans les horreurs des jours passés. Le tribu prélevé par les Pâles comptait deux Arpenteurs, la main gauche du chef d'expédition, et toutes les montures sauf la sienne et une bête de bat. Il fallait y ajouter le gris filandreux que la Main blanche laissait dans l'âme au bout de quelques semaines d'exposition, et qui pesait comme un couvercle sur l'esprit gémissant en proie aux souvenirs.

      Carlisle redressa son crâne incliné, et fredonnant une rengaine joviale, s'efforça de chasser de son âme l'angoisse des jours passés. Il connaissait bien cette sensation de paradis perdu, elle marchait à ses côtés depuis ses premiers souvenirs: un gris morne baignait le quotidien, engourdissant et despérant, et pourtant des éclaircies laissaient croire au miroitement de quelques trésors engloutis, à portée de main pour qui savait où chercher. Peut être ces expéditions d'Arpenteurs allaient lui permettre d'enfin saisir les trésors qui se refusaient à lui depuis toujours ? En attendant, il fallait chasser l'étreinte de la Main blanche sur son esprit, aussi redoubla-t-il de ferveur dans son chant, s'efforçant de faire briller sa lumière intérieure, à la recherche de cette once de pureté qu'il était certain de ne pas avoir encore totalement perdue.


    • Carlisle présente donc un caractère sensible et ambitieux, un esprit vif et une langue franche, un honneur farouche ou du moins une acceptation et une fierté obstinée de ses origines, un goût de la pureté et de quelques petits vices. Fort susceptible, il lui faut souvent regretter les mots trop piquants échappant à sa vigilance lorsqu'il se croit aggressé. Il s'agit sans doute du revers de sa sensibilité, mais c'est aussi celle-ci qui nourrit une des plus belles facettes de son âme: au plus profond de lui, Carlisle est tenaillé par sa compassion pour les malheurs des hommes. Il a si rarement pu exprimer ce trop plein, et les eaux sociales où il a navigué jusqu'ici sont si rigoureuses, qu'il en est venu à simultanément haïr et chérir cette bougie qui fasseille en son coeur. Bien souvent il cherche à noyer ce sentiment dans de longues rassades de cynisme.


  • Descriptif du Don : A fleur de peau
    Pour Carlisle les portes de l'âme ne se limitent pas aux yeux, et les rides d'un visage, les accents d'une voix ou les mouvements d'une main lui livrent tout autant d'informations sur l'océan de l'âme. Tous ces détails s'arrangent en bouquets auprès desquels il hume la personnalité de ses interlocuteurs. S'il n'a pas la folie de classification et d'étiquetage d'un ornithologue, il n'en possède pas moins toute une grille de repères et de critères à l'aune de laquelle il se flatte de savoir jauger les gens. Dans la fermeté avec laquelle on tient son chapeau lors d'un salut, dans l'aimable politesse avec laquelle on se retourne pour faire face à un importun, et dans ce petit vacillement dans le regard alors qu'on passe les portes de Logre pour aller à la rencontre des brumes, il sait déceler la marque d'un caractère droit ou au contraire hautain, cynique ou entrainé, pleutre ou réaliste.

    C'est à n'en pas douter aux Symphonies que Carlisle acquis et développa cette sensibilité. Nuit et jour, ou plutôt soir et nuit, alors qu'il remplaçait quelque bougies colorées, qu'il suspendait un riche manteau de fourrure ou encore qu'il apportait un bouteille supplémentaire de vin pétillant, il assistait aux déploiement des charmes et des tours des six hôtesses des Symphonies. En les observant, il apprit à déceler l'ombre d'un désir encore à naître, le voile d'une hésitation ou celui d'un secret dissimulé, il contempla la variété des paysages de l'âme, et il vit comment l'on se promène au sein d'un parc fleuri en admirant l'agencement des parterres, comment l'on gravit le flanc d'une montagne audacieuse, comment il faut mener son navire parmi la tourmente d'un océan endiablé, et comment l'on se prélasse au rivage une fois l'ouragan apaisé.

    Contrepartie : Ecorché vif
    L'avalanche de ces informations s'accumule parfois jusqu'à mener Carlisle au bord de l'étouffement. Il lui arrive alors de prendre ces sensations pour des attaques de la part de ses interlocuteurs, et il ne peut s'empêcher d'être à son tour piquant, grinçant ou cynique, ne pouvant réprimer des réparties d'un cinglant inattendu ou d'un in-à-propos sidérant. Quelques fois il arrive à prévenir ses esclandres en se retranchant derrière une muraille d'impassibilité et de fermeture, une isolation dont il met souvent plusieurs heures à sortir.


  • Actif stratégique : Une intimité de Bronze et d'Airain
    Officiellement son filleul, Carlisle est le mignon du Seigneur Melan Praon, conseiller du Trône de Bronze et d'Airain. Leur relation dure depuis maintenant cinq ans et s'épanouit dans une proximité relative. Les affaires de Melan, la présence de sa famille ou les explorations d'Arpenteur de Carlisle empêchent en effet leur idylle de s'étioler dans une routine quotidienne.

    Carlisle a déjà bénéficié à plusieurs reprises du long bras de son bienfaiteur. Celui-ci s'est déclaré son parrain, et Carlisle n'habite plus sa minuscule chambre au dessus des Symphonies, mais bénéficie désormais d'une ample chambre, joliment meublée et située dans une dépendance du palais Praon. C'est aussi grâce au seigneur Praon que sa candidature à un poste d'Arpenteur du Conseil de Bronze et d'Airain fut acceptée. Carlisle lui fit la demande de cette grâce en espérant ainsi se tailler une part d'indépendance et s'assurer quelques revenus autonomes. Le danger que représente un tel poste n'est pas sans faire frémir Melan, mais cela fait peut être partie du jeu qui les lie.

    Il est arrivé quelque fois que le seigneur Praon invite Carlisle à participer à quelques unes de ces manœuvres économiques ou politiques. Il sait notamment mettre à profit l'infaillible instinct du jeune homme à juger les gens. Carlisle n'en est pas pour autant devenu un proche collaborateur de Praon, et si ces occasions lui ont permis de consolider la confiance qu'il lui accorde, Melan préfère ne pas trop souvent mélanger les affaires et le plaisir, comme il se plait à le répéter.

    Son statut de filleul de Melan lui ouvrant les portes de quelques cercles mondains, et celui d'Arpenteur du conseil lui procurant quelques contacts privilégiés de la part d'autres nobles, Carlisle s'efforce de cultiver ses nouvelles relations. Néanmoins il sait bien que les conditions de sa rencontre avec Melan ont beau ne pas être publiques, son milieu d'origine ainsi que la nature de sa relation avec le seigneur Praon sont un obstacle certain pour bon nombre de ces gens de bonnes familles. Il a aussi le privilège de profiter des ennemis de la maison Praon ainsi que des jalousies que lui procure sa place de choix auprès d'un Conseiller.


  • Type de combat / Arme de prédilection : Dagues, et éventails à lame cachée
    Carlisle manie ces armes dans le plus pur style des rues du Port de la petite bourgade, c'est à dire sans technique, sans honneur, tout en coups bas et méchants, et dans le seul souci de l'efficacité. C'est un style qui s'est déjà plusieurs fois avéré payant lors d'escarmouches avec des Pâles, puisqu'eux aussi semble-t-il ne respectent aucune règle.

    Melan a bien tenté de lui faire enseigner l'art de l'escrime, mais si une rapière à la main Carlisle arrive à dissimuler sa connaissance du combat de rue, il n'est alors guère plus dangereux qu'une institutrice avec une règle en fer. On ne se défait pas facilement d'une vingtaine d'années de nuit dans les rues du Port de la petit Bourgade.



  • Coefficient de dangerosité : Entrainé



¤ BACKGROUND¤


  • Famille ou entourage :

    Melan Praon: Carlisle est le mignon du Conseiller Praon, et officiellement son filleul. Sans éprouver d'amour réel pour lui, il lui voue un respect constant, une admiration profonde, sans compter la complicité grandissante qu'ils développent peu à peu. S'il cherche à profiter de cette relation, Carlisle le fait avec délicatesse et discrétion, n'abusant jamais de cette position de choix, et respectant toujours la confiance que lui accorde Melan.

    Ophélia Vaeri: Carlisle a toujours voué un amour idolâtre à sa mère, pour son élégance, sa finesse et sa douceur. Elle représente pour lui un idéal de dévouement et de droiture, un parangon de raffinement. Avec les années, il a developpé une pointe de mauvaise conscience à son égard. Il se demande en effet souvent quelle vie elle aurait menée si elle n'avait pas eu à s'occuper de lui, l'imaginant tour à tour en artiste réputée, ou épousant un riche et beau marquis. Il perd effectivement tout esprit critique dès qu'il s'agit d'elle.

    Victor: Carlisle et Victor sont amis depuis leurs premiers souvenirs. Ils ont grandi ensemble dans les rues du Port, y ont fait les 400 coups et découvrirent ensemble le partage de l'intimité. Ils se brouillèrent légèrement lorsque Carlisle quitta le Port pour aller vivre au Palais Praon, mais leur longue amitié reprend le dessus chaque fois que Carlisle se rend au Port. Il cherche aussi à faire entrer Victor aux Arpenteurs.

  • Biographie :

    Carlisle est né dans la petite chambre qu'occupe sa mère au dessus des Symphonies, dans le quartier du Port de la petite Bourgade. Il passa son enfance dans les rue du quartier, entouré d'une petite bande de gredins, les Scorpions du petit Port, et dans les recoins des Symphonies, coqueluche des six hôtesses et témoin discret et attentif de leur univers féminin, des tours et des charmes qu'elles déployaient le soir pour les visiteurs. Avec les Scorpions, il apprit la rudesse des rues du Port: plus jeunes, ils terrorisaient les chats, sautaient dans les flaques ou se livraient à des batailles de pâtés de sable, et peu à peu, ils apprirent ensemble la rivalité avec la bande des Goélands, les gnons puis les estafilades qui en résultaient, ils se livrèrent quelques fois au vol à l'étalage ou au détroussage nocturne, ou quand leur oisiveté y consentait, ils allaient travailler sur les quais. Aux Symphonies, il apprit la douceur et le rire, la musique et le chant, le charme et le mensonge, le pragmatisme et le ventre mieux rempli qu'il permet d'obtenir. Il y apprit aussi la diversité des caractères des hommes, et les besoins qui les rassemblent.

    A l'orée de ses vingt et un ans, il portait déjà toutes sortes de petites cicatrices au corps et à l'âme: laissées par les Goélands, acquises à trop décharger de marchandises, instillées par le regret de ne pas accéder au professeur qui lui apprendrait à développer son talent vocal, ou par le désordre qu'une vingtaine d'années passées aux Symphonies avaient laissées dans son âme. Il lui semblait tout connaître des femmes, des techniques régissant leurs charmes, de leur frivolité et de leur duplicité. Il lui semblait tout connaître des hommes, de leurs appétits brutaux et de leur absence de spiritualité. Il découvrit alors le seigneur Melan Praon, sa force et son charme, sa ruse et son audace et tout ce que sa compagnie offrait. Il ne tarda pas à développer une complicité grandissante, du respect et une profonde admiration pour ce membre déclaré du Conseil de Bronze et d'Airain. Mettant à profit sa connaissance des hommes et des femmes, il sut lui plaire et devint bien vite son amant, sous la couverture officielle d'en être le filleul.

    Depuis, il s'efforce d'apprendre la navigation dans les eaux de la Noblesse, et ne s'en sort pas si mal, même s'il ne fait pas mystère de ses origines. Il s'efforce aussi de profiter avec tact du long bras de Melan, obtenant un joli logis et un poste d'Arpenteur afin de s'assurer un peu d'indépendance. S'il ne se rend plus que rarement au Port de la petite Bourgarde, ses pensées l'y ramènent régulièrement, et il se demande souvent comment faire bénéficier de sa nouvelle position les proches qu'il a laissés là bas, sans pour autant nuire à celle-ci. Cependant, entre les dangers de son poste d'Arpenteur, le seigneur Melan Praon à choyer, et les embûches politiques ou mondaines des cercles qu'il doit fréquenter, Carlisle a bien souvent trop à faire pour penser à d'autres intérets que les siens.


¤ AUTRES ¤

  • Notes supplémentaires: Désolé pour le pavé. Pour ma défense j'invoque la responsabilité de celui qui a créé un univers trop inspirant.
  • Intervenez vous sur d'autres forums, si oui, lesquels ? ce n'est pas le cas actuellement et ça ne risque pas de le devenir.
  • Suggestions : Ça pourrait venir. Je n'hésiterais pas.
  • Recrutement : Malheureusement, ou heureusement, les joueurs que j'aurais pu inviter sont déjà ici je crois.



Dernière édition par Carlisle Vaeri le Ven 15 Jan - 12:58, édité 2 fois
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La Régence
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Messages : 20
Date d'inscription : 30/09/2009

MessageSujet: Re: Carlisle Vaeri [ Arpenteur du Conseil de Bronze et d'Airain ]   Jeu 14 Jan - 23:59

Excellente fiche, très agréable à lire, j'ai beaucoup apprécié.

Tu es bien entendu validé, l'attente en valait la peine.

Ton coefficient de dangerosité est évalué à Entraîné.

Pour entamer ton premier rôleplay, tu peux soit :
- déposer une demande de rôleplay ouverte ici
- déposer une demande de scène au même endroit
- prendre directement contact avec l'un des joueurs validés pour lui proposer un rôleplay, ou un administrateur dans le cas .

Je te souhaite la bienvenue parmi nous et un bon jeu,


La Régence
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Carlisle Vaeri [ Arpenteur du Conseil de Bronze et d'Airain ]
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